Vous l'avez reconnu ?.......

jeudi 17 juin 2010

« Chez Pierrot » revient aux Fours à Chaux !

Une trentaine de pièces jouées avec succès à travers le monde n’auront pas suffit à apaiser chez Jean-Claude Grumberg sa soif de comprendre et de se comprendre. C’est ce qui ressort de son œuvre la plus récente où a visage découvert cette fois, sur le mode autobiographique, il avance désormais à travers sa propre existence pour même devenir quelquefois, un personnage de ses propres pièces.
Ainsi, après « Mon Père Inventaire » et « Une leçon de savoir vivre » il vient de publier « Pleurnichard » ( 2009).




La Compagnie ETC…ART joue depuis 1996 - sur la base désormais d’une dizaine de représentations par an - un ancien texte de Grumberg « Chez Pierrot » (1968). Pourrait alors se poser la question du pourquoi pareille fidélité autant de la part des comédiens que du public, et la capacité de cette pièce d’attirer toujours de nouveaux spectateurs.

La réponse est sans doute contenue dans ce qui précède. Même si « Chez Pierrot » est un des premiers textes de son auteur, tout de Grumberg et de son itinéraire y est déjà contenu et ne demande qu’à se développer. C’est comme si, dans le corps du texte, une vis sans fin puisait une matière qui "pousse" interprètes comme spectateurs vers où Grumberg tend tout au long de son œuvre, vers toujours plus d’humanité au fil d’un chemin de drames, de pleurs et de rire.

D’ailleurs ne dit-il pas aujourd’hui : « En fait, je n’ai jamais su vraiment me comporter devant le malheur absolu. Faut-il pleurer, s’arracher la tête et la piétiner, ou rire à en crever ? Désormais pour être sûr d’être tout à fait humain, je m’efforce et m’efforcerai de faire les trois ensemble ».

C’est donc à ce triple exercice qu’ ETC…ART se livre en public depuis plus de 15 ans…se livre et se nourrit ! Il suffit donc de venir voir les jeudi ou vendredi 24 et 25 Juin à 20 heures à Romagnat aux Fours à Chaux où, si Pierrot devait revenir un jour, il se retrouverait plus qu’ailleurs dans « ses murs » !

Dire qu’il s’agit d’un spectacle alcoolotragicomique en au milieu n’est peut-être pas malgré tout superflu, pas plus de préciser que la deux actes et un repas chaud entre les deux . Préciser aussi que la réservation est obligatoire avant le mardi 22 juin : téléphoner au 0473925531 + chèque de 20 Euro /personne à l’ordre d’ ETC… ART à déposer ou poster à « Amis des Fours à Chaux » 29 rue Maréchal Foch 63540 Romagnat.

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" Chez Pierrot " avec,Véronique Pilia, Philippe Georges, Bernard Quinsat, Didier Richer, Patrick Peyrat, Luc Bony dans une mise en scéne : de Jean-Luc Guitton .
Photographie : Francis Debaisieux

mardi 11 mai 2010

Rectification

Pardon, pardon, je me suis trompée dans l'énoncé du site que je vous ai donné ce matin .... J'ai tout simplement fait une grosse faute d'orthographe ! Heureusement que l'un d'entre vous - Miquet, pour ne pas le nommer - m'a alertée...
Donc je reprends tout :
http://www.slate.fr/story/20033/quatre-mois-sans-internet
J'ai confondu le "moi" avec les "mois" du temps qui passe... Voilà ce que c'est de ne pas se relire ! L'aurais-je mieux fait si j'avais écrit avec un bon vieux stylo-encre ? That is the question...
Allez, je vous laisse et vous souhaite une bonne journée.
Françoise

Pour se guérir d'Internet.....

Si, avec le temps, vous êtes devenu accro d'Internet, que vous avez le sentiment que cette drôle de chose vous bouffe la vie, que vous vous promettez de ne plus jamais regarder vos mails, que vous vous êtes jurés de ressortir de votre boîte à crayons le vieux stylo-encre qui dort depuis, depuis quand au fait ? Depuis bien trop longtemps, murmure en vous la petite voix de celui qu'Internet obsède parfois, irrite toujours...
Si vous êtes dans cet état d'esprit, dites-vous bien que vous n'êtes pas le seul et allez visiter le site de James Sturm, dessinateur américain qui a fait le pari fou de vivre 4 mois sans internet et de raconter son histoire au jour le jour. Peut-être y puiserez-vous réconfort et solidarité !
http://www.slate.fr/story/20033/quatre-moi-sans-internet
Bonne lecture
Françoise
PS : cela dit, ne désespérez pas complètement et n'abandonnez pas tout à fait cette drôle de chose un peu magique quand même, avouons-le et venez nous donner de vos nouvelles...

mercredi 5 mai 2010

Les Arts en balade : Michel Vasset aux Fours à chaux !

Si vous nous rejoignez ce week-end, vous découvrirez d'étonnants regards !
En cliquant là-dessous vous en aurez un avant-goût …

A se rencontrer peut-être ?
Bernard Quinsat.

http://parole-libre.blogspot.com/2010/05/les-arts-en-balade-aux-fours-chaux.html

mercredi 24 mars 2010

Bonjour à un "ami"

Il y a dix jours, Jean Ferrat nous a quittés. Lorsque j'ai appris son départ, j'étais à un festival de théâtre à Aurillac pour deux jours. Dimanche matin, notre troupe était réunie pour le petit-déjeuner et je me souviens avoir presque crié "Oh non" ! Et pourtant, il y a des évidences que l'on ne peut occulter. Un hommage collectif lui a été adressé par l'organisateur du festival et tout le public a repris "La Montagne" et j'avais des larmes dans la voix ; elle est si belle, la montagne !

Je me souviens avoir failli le voir sur scène ; en 68, j'étais interne à l'Ecole Normale d'institutrices de Clermont et dans le cadre des "Jeunesses musicales de France" nous devions aller au théâtre pour assister à son concert. Oui, mais voilà, c'était au mois de mai et la directrice n'a jamais voulu nous laisser y aller. Pourtant tout était calme dans la ville, pas le moindre rassemblement, pas la moindre manifestation ce jour-là. Malgré nos "discours" pour la convaincre, elle fut inflexible et je ne vis jamais Jean Ferrat sur scène.

Je voulais donc lui envoyer un petit mot personnel par l'intermédiaire de ce modeste blog et j'ai plusieurs fois renoncé. Tant d'articles ont été déjà publiés, tant de choses ont été dites, et si bien, bien mieux que je ne saurais le faire, que je ne savais plus comment exprimer mon émotion.

Aujourd'hui, clouée dans mon fauteuil et/ou mon canapé par un mauvais tour joué par mes lombaires, je lis dans un magazine un nouvel article et je me dis "et si je le faisais ?". Et c'est à ce moment précis que je découvre dans ma messagerie un diaporama envoyé par Ginette - merci, Ginette ! - qui se déroule sur la voix si chaleureuse de Jean (au fait, ai-je le droit de l'appeler ainsi ?) qui nous dit de là-haut "C'est beau la vie". Alors, c'est décidé, je vais lui dire bonjour.

Il fut le compagnon de mon adolescence, je l'écoutais en boucle et j'imaginais être en communion avec lui. J'avais ainsi créé une complicité, toute personnelle évidemment, entretenue par la coïncidence du jour de ma naissance : je suis en effet née le même jour que lui. Je me sentais donc "autorisée" à le caler au fond de mes pensées et à fredonner souvent "Deux enfants au soleil", "Cuba si", "Quatre cents enfants noirs", "Ma France belle et rebelle" ou encore "L'homme à l'oreille coupée" .... Et tellement d'autres titres qui résonnaient en moi comme autant d'appels imaginaires à une "amitié" qui me soutenait dans les moments difficiles....
Et je n'ai jamais cessé d'aimer cette liberté, cette franchise et cette générosité qui se lisaient dans son regard. Et je suis triste, de la même tristesse qui m'avait étreinte lors du départ de Brel.....
C'est si peu dire que je t'aimais, Jean.
Françoise

mardi 9 mars 2010

Le puy de Dôme dans tous ses états


Ginette vient de m'envoyer un superbe diaporama du Puy de Dôme sous la neige et je l'en remercie.

Moi, plus modestement je vous livre celles que j'ai faites du plateau de Gergovie, l'une de mes balades préférées. Vous savez, là où il y a des loups et des "digitales pleines de rosée jusqu'au bord"..... Non, bien sûr je plaisante, il n'y a rien de tout ça sur le plateau de Gergovie.
Mais on y respire la liberté et j'aime tellement cette image de Daudet décrivant les balades de la petite chèvre de Monsieur Seguin qu'il fallait bien que je la transcrive.

Et puis, née Capricorne, je ne peux qu'être solidaire de la petite chèvre indépendante et rebelle qui a enchanté notre enfance.
Et je l'ai vue, cette petite chèvre, descendante de la fière lignée de Blanquette ! La voici.... Elle m'a même présenté sa soeur. "C'est pour que le loup ne sache pas laquelle choisir et ainsi se sauve !" m'a-t-elle glissé à l'oreille.
Sur ce, je vous laisse à vos occupations et vous souhaite une bonne fin de journée. Protégez-vous du vent, il vient du nord et nous coupe un peu le souffle.
Amitiés à tous
Françoise

dimanche 7 mars 2010

sacré Robert Louis !!

Je suis tombé sur le blog lundi dernier totalement par hasard, et comme je le disais à Henri: quel pied !
quel plaisir de lire tous vos messages
quelle bonne idée d'avoir créé ce comptoir (contoir ?) des souvenirs...
merci Françoise.

J'ai adoré que certains (nes) d'entre vous aient toujours à l'esprit l'émotion particulière ressentie lors de la projection du film "le testament du Dr Cordelier" parce que pour moi aussi ça a toujours été très présent et très lié à cette époque gelloise, gellaise ??... gelée en tous les cas - je me rappelle notamment de la trouille qu'on se fichait les soirs suivants en imitant la démarche claudicante du monstrueux M. Opal...
ce film, comme vous l'avez dit, était une réadaptation du roman "L'étrange cas
du Dr Jekyll et de Mr Hyde" de notre ami Robert Louis Stevenson !

Je dis notre ami Stevenson, parce que les 2 anecdotes suivantes ont également un rapport avec lui:
certains se souviennent peut-être que le jeudi après-midi, nous allions jouer au foot sur un terrain situé à la sortie du village.
un de ces jeudis, des mecs de "La Montagne" sont venus faire une photo du groupe pour la publier dans les pages locales - ils faisaient ça chaque semaine dans une école différente, et pour motiver un peu plus les lecteurs, ils encerclaient l'un des visages sur la photo et l'heureux élu recevait une babiole quelconque - cette fois là j'avais été encerclé et j'avais reçu en cadeau le roman:" l'île au trésor".
avec la bénédiction de M. Espinasse, le soir, au dortoir (encore situé dans les soupentes glaciales du collège), quand nous étions couchés, nous avions droit à la lecture à haute voix par des "grands de 3°" - il me semble qu'ils s'appelaient Portalier et Delmas - d'un des chapitres du bouquin;
l'auteur était encore R.L. Stevenson.

Un autre jeudi que nous étions sur le terrain de foot, les filles sont passées en promenade, accompagnées de leur surveillante.
par un hasard malencontreux, le cortège est tombé sur un âne qui paissait paisiblement certes, mais une herbe d'une telle qualité qu'il manifestait sa joie de vivre par une érection de fort bon aloi !
comme, de plus, il barrait un tantinet le chemin, la surveillante a essayé de le chasser avec force coups de triques (là, je ne l'ai pas fait exprès).
pas de bol, plus elle tapait, moins il bougeait, et plus la "chose" prenait des proportions étonnantes...
inutile de préciser que nous avions tous abandonné la partie de foot et que nous étions morts de rire sur les barrières du terrain
du coup, la surveillante, un peu confuse de l'effet doublement hilarant de sa bastonnade, décida de faire faire un détour à sa troupe et les choses rentrèrent dans l'ordre (enfin presque).
et le rapport avec Stevenson ?? mais l'âne bien sûr, avez vous lu son "Voyage avec un âne dans les Cévennes" ? je vous le conseille, et je vous conseille surtout de faire comme moi la randonnée décrite dans le récit, qui part de la Haute Loire et qui descend jusqu'à St Jean du Gard à travers l'Ardèche et la Lozère... ça s'appelle "Les chemins de Stevenson" et c'est superbe, un vrai régal pour les jeunes retraités sportifs que vous êtes tous sûrement.

Voilà, trêve de Stevensonneries, je vous remercie encore pour tous vos messages sur le blog, les anecdotes, les photos....
j'ai hâte de vous lire à nouveau,
amitiés à tous,
je vous embrasse,
Maurice Futier